octobre 24, 2022

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L’invité : Monique Monod, artiste-peintre - Ecuvillens

 Interview-Rencontres / par Memo / 119 vues

Bonjour Monique, depuis 1987 vous êtes à Ecuvillens, pourriez-vous vous présenter en quelques mots
En quelques mots… ça va être difficile, j’ai tellement vécu de choses dans ma vie ! Vous avez la journée à me consacrer ?
Je suis née un 1er septembre 1932 prématurément en pesant le poids plume de 1,200gr. Mon frère Ernest, aîné de 14 mois quant à lui pesait 4,500gr à sa naissance ! 12 ans plus tard est arrivé mon petit frère Bernard.
Depuis toute petite j’ai regardé mon père dessiner et peindre.  Je faisais partout des petits dessins sur mes cahiers d’école. La dance est également une discipline qui m’a accompagnée toute ma vie depuis l’âge de mes 9 ans jusqu’en 2019 (stoppée à cause du Covid). Ma mère pratiquait également la danse.

Mon rêve aurait été d’étudier au technicum, d’apprendre diverses techniques de dessin et de là choisir un métier.

Mais à l’époque devenir artiste peintre n’était pas rentable et mes parents souhaitaient pour moi une école de commerce. Cela ne me tentait absolument pas. C’est alors que ma mère a lu une annonce pour une place d’apprentissage. C’est ainsi que je suis devenue coiffeuse et par la suite. 3-4 ans plus tard, première coiffeuse chez Gaston Conus sur le boulevard de Pérolles. En 1957, l’année de mon mariage avec Gaston Monod j’ai ouvert mon propre salon « Salon Monique ». J’ai beaucoup aimé mon métier dans lequel je pouvais aussi exprimer ma créativité et mes dons artistiques tout en maintenant la danse.

Durant 16 ans j’ai exercé avec bonheur mon métier, ceci tout en élevant mes magnifiques fils Alain et Philippe. Et puis j’ai dû y mettre un terme. À ce moment-là, j’ai repris sérieusement la peinture en suivant des cours du soir au Technicum.

Pour mes 50 ans, en 1982 j’ai réalisé ma première exposition. Elle a eu lieu à la Ferme de la Golette à Ecuvillens chez André Galley. J’y ai exposé une soixantaine d’aquarelles et pastels. Par la suite mes envies m’ont conduite à explorer l’huile et l’acrile. Depuis, j’ai réalisé une trentaine d’expositions en Suisse. Et toujours la danse m’a accompagnée.

Quels sont les trois mots qui vous décrivent le mieux ?
Généreuse – méticuleuse – un franc-parler. J’aime le beau et ce qui harmonieux. Je déteste le médiocre (en tout).

Quoi ou qui dans votre vie vous apporte le plus de joie ?
D’abord c’est ma famille. Quand tout le monde va bien et est en bonne santé, alors je suis heureuse.
Me lever le matin et d’être « en bon état de marche ». Quand on peut se dire bonjour dans le miroir, il faut être content !

La danse aussi. J’ai beaucoup mûri en pratiquant la danse. D’abord classique, puis pieds nus, la danse rythmique. J’ai eu la chance d’avoir un excellent professeur en la personne de Jean Dousse. En 2014 Madame Eliane Waeber Imstepf a écrit un excellent livre sur la vie mouvementé de Jean Dousse, né en Russie en 1901, et arrivé en Suisse en 1931. Il fût danseur puis maître d’éducation physique au collège St-Michel. Dans l’ouvrage figurent bon nombre de tableaux peints par Monique Monod sur le thème de la danse. Les élèves du collège St-Michel l’appelaient « Popov ».

Quel est le plus bel endroit où vous êtes allée ?
Si vous êtes avec quelqu’un qui vous aime et que vous aimez, c’est le plus bel endroit !

Quelle a été la meilleure période de votre vie jusqu’à présent ?
Depuis que j’ai connu l’amour et le partage avec mon mari….Pour moi il n’y a pas de meilleure période. Toute ma vie est une belle période !

Nous imaginons que la peinture est une passion qui vous anime depuis longtemps, comment êtes-vous arrivée à cet art ?
C’est un état d’âme que de peindre. Avec la danse ce sont les deux expressions qui me représentent le mieux.

Comment avez-vous choisi votre style de peinture ?
Au début c’était le pastel avec des cours auprès de Ferrucio Garopesani qui enseignait au Technicum de Fribourg. Puis Garopesani m’a encouragée à l’aquarelle. Lorsqu’il a pris sa retraite dans les années 80, j’ai continué durant 3 ans à prendre des cours auprès de Jean-Marc Schwaller.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
La nature est une source d’inspiration inépuisable. D’autres thèmes ont été explorés lors de mes expositions, comme l’aviation, passion de mon mari. Ainsi que la danse !

La dernière exposition en février 2022 à Ropraz présentait « Mon étang dans tous ses états » ou encore des coquelicots et des paysages du Maroc. Ce fut un succès !

Votre mot de la fin pour nos lecteurs ?
Soyez heureux !

Source: article publié dans la Hauterive Info no 19 d’octobre 2022- Auteurs: Claudio Berta (questions) et Pascale Chavaillaz (interview et rédaction).
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