janvier 24, 2023

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Plan Wahlen (3ème et dernière série) : M.Wahlen est venu… à Ecuvillens

 Histoire de notre commune / par Memo / 63 vues

Nous vous présentons la 3e partie de notre chronique concernant le plan Wahlen. Pour rappel, vous pouvez consulter les articles No1 et No2 en cliquant sur les liens ci-dessous: 

https://hauterive.lememento.ch/wp-admin/post.php?post=11299&action=edit

https://hauterive.lememento.ch/wp-admin/post.php?post=11135&action=edit

Le texte suivant est un extrait tiré d’un article de la Liberté du 18 août 1943, signé par A.T.  

Dans sa séance du 23 juillet 1943, le Conseil d’Etat du canton de Fribourg prenait connaissance des résultats du recensement fédéral des cultures, constatant que les paysans fribourgeois ont réalisé, à quelques hectares près, la tâche qui leur était assignée par la Confédération. Les paysans fribourgeois ont ainsi bien mérité de la patrie, et le gouvernement de ce canton a tenu à citer à l’ordre du jour les artisans de ce bel effort, qui est une nouvelle démonstration des vertus de la race [sic].

Après la victoire, le général vient passer les troupes en revue, et féliciter les combattants. Dans l’actuelle bataille des champs, nous avons un général. Or, ce général est venu, et il a déclaré qu’il était très content des Fribourgeois.

  1. le conseiller aux Etats Wahlen [Friedrich Traugott de son prénom] n’est pas que l’auteur du fameux plan d’extension des cultures : c’est aussi, depuis peu, un savant professeur d’Université, ce qui l’a obligé à se démettre de ses fonctions de directeur de l’Office fédéral de la production agricole, pour ne plus garder que le titre de délégué fédéral à l’extension des cultures. C’est en cette qualité qu’il a tenu à voir, par lui-même, ce que le canton de Fribourg avait fait de sa fameuse formule. C’est ainsi que, tour à tour, les sept districts virent passer, à l’allure réglementaire, l’automobile à gaz de bois que d’aucuns appellent (à tort) le « char de l’Etat ».

La visite commença par la Singine, le district du canton qui accuse la plus forte augmentation de cultures. Puis on passa dans ce monde en miniature qu’est le district du Lac. Là, comme ailleurs dans le canton, les gens savent cultiver ; mais si, comme partout aujourd’hui, la charrue a pris l’habitude de suivre le char de la moisson, pour ouvrir la terre qui plus jamais ne chôme, ici, le climat est plus bénin, le grain pousse plus dru qu’ailleurs, et l’on dirait que les cerises y sont venues plus sucrées cette année, comme un don de Dieu en ces temps de misère.

Mais il fallait passer et voir la Broye qui méritait d’être vue. Car, dans ce coin de pays où il n’y avait déjà que du blé, et encore du blé, on a trouvé moyen d’en faire encore plus, par le secret de l’amélioration foncière. Les chantiers de drainage et de défrichement se touchent, et chaque commune tient à faire mieux que la voisine. M. Wahlen alla ainsi à Montbrelloz, parcourir à pied l’un de ces terrains. Ayant si bien débuté, l’inspection confédérale devait prendre de plus en plus le caractère d’une authentique et parfaite démonstration de l’agriculture fribourgeoise ; et quand le district de la Glâne apparut, ce fut comme une nouvelle vision magique dans cette marche à l’étoile. Mais l’apothéose, ce devait être de voir la Gruyère, cette verte Gruyère devenue blonde. Puis ces Messieurs devaient manger à midi à l’Etablissement de Marsens. Lors de ce repas, M. Wahlen prit alors la parole. Ce fut pour dire combien il est satisfait du canton de Fribourg et lui décerna un brevet de vrai fédéralisme. Le beau résultat de Fribourg n’a été possible que grâce au parfait esprit de collaboration et d’amitié qu’on peut observer à tous les degrés de la hiérarchie agricole fribourgeoise ; et cet esprit a permis des réalisations qu’on aurait pu croire impossibles il y a seulement quelques années. A titre d’exemple, concernant l’extension des cultures, on prit précisément l’exemple de Marsens qui, en 1939, ne cultivait en tout que 17 poses alors qu’en 1943 c’était 97 poses en terres ouvertes. Puis Gruyères qui passa de 17 hectares cultivés avant la guerre à 100 hectares.

[L’article se conclut par un passage savoureux concernant la commune de Hauterive]

La dernière étape passait par le district de la Sarine. On s’arrêta à Ecuvillens, pour voir des champs de blé qui prospèrent, dans une région où ne prospéraient autrefois que des grenouilles et les gamins du village, qui apprenaient à nager dans les étangs saumâtres. La tournée s’acheva à Grangeneuve.

Synthèse et notes en italique : René Gendre

Source: Cet article a été publié dans la Hauterive Info no 21 janvier-février 2023 – Auteur: René Gendre
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