juillet 18, 2022

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Le coin du patois: « Ver’ no’’ » (Chez nous)

 Le Patois / Posté il y a 4 semaines par Memo / 87 vues

Le coin du patois - par René Gendre

Un des buts du « Memento », entre autres, est de promouvoir, de présenter à la population les événements, les activités, les faits et gestes de nos concitoyens se déroulant dans notre commune et nos deux villages.
Comme vous l’avez constaté, les publications, les événements historiques, sont très présents dans nos éditions. Le patois n’échappe pas, lui non plus, à cette ligne de conduite. C’est pourquoi nous ne présentons que des textes en patois de la plaine, des collines : vous l’aurez compris le patois parlé durant des siècles par les habitants de notre coin de terre (couètsou). Ce patois mérite lui aussi d’être défendu. Dans la mesure du possible, nous y ajoutons une traduction. Loin de nous l’idée de négliger le gruérien qui s’est maintenu d’une manière très active et très   importante (art choral, pièces de théâtre, réunions, assemblées, etc).

Pour le « Memento » René Gendre

Aujourd’hui, c’est à Meinrad Galley que nous devons cette contribution si intéressante en patois. Le texte qui avait été remis au « Memento » avait paru en 1992. Il était en patois gruérien mais il avait été adapté au langage « couètsou », celui d’Ecuvillens et de Posieux, afin que le cher parler d’autrefois soit aussi sauvegardé chez nous autant que possible.

« Ver’ no’’ » (Chez nous)

  • Yô te vò ?
  • Ver’ no.

L’è dinche ke dejon lè dzan dè nouthra kotse, lè dzan dè pè ver’no ;
ke  ché din pititi bouébou, din pititè filyè, din dzounè dzan, mimaman
din j’anthyan.

  • Ma, yô te vò ?
  • Ver’no.

A ! tyin galé mo, tan dâ a oure, tan tsô on kâ.
On de pò « Ver’mè », pach’ke ver’no l’in ya tot’on mondou : le chenya,
la dona, din koû grandmére, grô chenya, ê tot’on’na redòye dè frorè et
dè chèrè.

(fin de la 1ère partie)

Traduction : « Chez nous »

  • Où vas-tu ?
  • Chez nous

C’est ainsi que s’expriment les gens de notre petit coin de pays,
les gens de chez nous : que cela soit les petits garçons,
les petites filles, les jeunes gens tout comme les anciens.

  • Mais où vas-tu donc ?
  • Chez nous

On ne dit pas « chez moi », parce que « chez nous », on y
trouve tout un monde : le papa, la maman, parfois la
grand-maman, le grand-papa et toute une ribambelle de
frères et sœurs.

(la suite sera publiée prochainement)

Ce texte est de Jean Andrey de Villars-sur-Glâne. Il l’adressait à son oncle Maxime Lauper, à l’occasion de ses 90 ans. C’était en août 1985.

Nous remercions vivement son auteur.

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