novembre 30, 2022

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La Cécilienne d’Ecuvillens-Posieux – Rencontre avec le nouveau directeur Alexandre Aegerter

 Culture / par Memo / 190 vues

La Cécilienne
Sa vocation principale est l’animation des messes dans la Paroisse. A côté de ce répertoire liturgique, elle prépare chaque saison un programme mêlant pièces religieuses classiques, chants du répertoire avec des chants de la période romantique et des chansons profanes populaires. Mais elle ne craint pas d’aborder le grand répertoire. Ainsi, en 2018, lors de la Fête marquant les 125 ans du chœur, ses 40 chanteuses et chanteurs eurent la grande joie et la fierté d’interpréter la « Messe du Couronnement » de Mozart et une Cantate de Bach, avec l’OCF. Dans le cadre de ces fêtes elle eut la grande joie d’inaugurer et bénir un nouveau drapeau.  Depuis novembre 2022 la présidence (co-présidence) est assumée par Mme Caroline Chatton et Chantal Duennenberger.

Bonjour Alexandre. Nous vous remercions de nous accorder un peu de temps pour répondre à nos questions. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Alexandre Aegerter, 25 ans, je réside actuellement à Neuchâtel, ville dont je suis tombé amoureux lors de mes études de Bachelor. J’effectue à présent un Master en direction de chœur à Lucerne. J’ai des origines à moitié valaisannes et… fribourgeoises ! Bien qu’ayant principalement grandi en Valais, je suis né dans le Canton de Fribourg.

Qu’est-ce qui vous a motivé dans le choix de directeur de la Cécilienne d’Ecuvillens-Posieux ?
À vrai dire, j’ai eu des échos très élogieux de la Cécilienne tant sur la qualité musicale du chœur que sur la sympathie de ses membres et de la cohésion qui les lie. C’est principalement cela qui m’a poussé à poser ma candidature. De plus, cela me permet de me rapprocher un peu de ma famille habitant dans la région, ce qui n’est pas négligeable non plus !

Quels sont les trois mots qui vous décrivent le mieux ?
Encourageant, bienveillant et je dois l’avouer, tête en l’air.

Nous imaginons que la musique est une passion qui vous anime depuis votre jeunesse, comment êtes-vous arrivé à cet art ?
En réalité, j’ai commencé à faire de la musique sérieusement relativement tard, vers 17-18 ans. J’ai eu la chance de baigner dans le monde musical depuis mon enfance car ma mère était professeure de piano. Toutefois, ma passion pour la musique s’est créée de façon très personnelle. D’abord à travers le piano, puis le chant, notamment en chœur, qui a été une réelle découverte. J’ai eu la chance ensuite, de pouvoir très rapidement intégrer le Chœur Novantiqua de Sion qui est un ensemble remarquable et avec lequel j’ai pu chanter des œuvres splendides comme les Motets de Bach. C’est à ce moment que j’ai compris que la musique allait m’accompagner très sérieusement dans la vie.

Votre principal trait de caractère ?
Je suis un éternel optimiste.

Votre activité préférée ?
J’aime beaucoup cuisiner. C’est un peu mon moment à moi où je peux tout mettre de côté.

Malheureusement, je peine à trouver le temps !

Quel talent aimeriez-vous avoir ?
Je rêverai d’être une personne plus manuelle. Les métiers du bois, notamment l’ébénisterie me passionnent. Ce serait pour moi une reconversion de rêve.

Si vous aviez des conseils à donner à ceux qui voudraient se lancer comme vous dans la direction de chorales, ça serait lesquels ?
Ne jamais ne pas se sentir légitime, mais accepter de faire des erreurs et se pousser à toujours être meilleur.

Quels sont les critères requis pour chanter dans la Cécilienne ? 
Tout simplement le plaisir de chanter et l’envie de partager de beaux moments musicaux.

Comment voyez-vous le futur des chœurs ? Quels sont vos projets avec ce chœur ?

Le futur des chœurs est difficile à évaluer. La situation n’était déjà pas au beau fixe avant la pandémie et la voilà qui ne vient pas arranger la situation. L’Art choral est un pilier de la culture populaire romande selon moi et il est primordiale que nous arrivions à la maintenir. Je pense que cela passe énormément par la jeunesse qu’il faut sensibiliser rapidement au plaisir choral. Dans ce sens, j’ai énormément de chance d’être à Ecuvillens qui compte aussi un chœur de jeunes et un chœur d’enfants, tous deux menés par des personnes formidables qui font un magnifique travail. C’est ce travail-ci qui permet à un chœur comme la Cécilienne de compter une quarantaine de chanteurs et de maintenir un bon niveau vocal.

Le très bon niveau de la Cécilienne permet d’envisager de très beaux moments musicaux. Le programme du concert annuel fera la part belle sur la musique française a capella mettant en perspective la chanson française de la Renaissance à la musique du 20e siècle de Poulenc et Debussy.

Quel regard portez-vous, d’une manière très générale, sur la qualité des chœurs fribourgeois ?
Fribourg est un canton de tradition chorale dont la réputation n’est plus à faire. C’est aussi un facteur qui m’a amené à Ecuvillens. Mais comme dit plus haut, une tradition doit s’entretenir et se renouveler afin de perdurer. Il y a un grand travail à faire pour cela.

Avantages, pour un être humain, de faire partie d’un chœur ?
Le chant choral est une activité sociale, c’est évidemment un avantage génial. Mais je rajouterai qu’il y a un bonheur physique à chanter dans un chœur, ressentir les harmonies autour de soi est un bonheur indescriptible.

Votre mot à nos lecteurs
Ce serait un véritable plaisir de vous compter parmi nos choristes !!

Source: article publié dans la Hauterive Info no 20 novembre-décembre 2022. Auteurs: Chantal Duennenberger et Claudio Berta
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